Shambhala c’est au départ une technique de soin Reïki, sauf qu’il n’y a pas de symboles et que cela englobe toutes les traditions.
Une série de pratiques permettent de développer notre intuition quel que soit notre niveau. On apprend à se mettre en connexion avec le monde qui nous entoure.

 

En ce qui concerne la tradition bouddhiste, le Dalaï-Lama explique pourquoi l’accès au mandala de Kalachakra est ouvert à un large public, alors que des restrictions existent dans les autres systèmes tantriques supérieurs.
Par Sa Sainteté le Dalaï Lama :
Normalement, pour pouvoir recevoir l’initiation de Kalachakra, il est nécessaire d’avoir une certaine expérience de la bodhicitta, ou altruisme, et une certaine compréhension de la vacuité, ou claire lumière. Mais en fait, avec le Kalachakra, il n’y a pas vraiment de restrictions. Je n’en connais pas la raison moi-même. Si l’on veut pénétrer d’autres mandalas, comme ceux de Guhyasamaja, de Heruka, ou de Hevajra, il y a de nombreuses restrictions et très peu de pratiquants y ont accès.
Particulièrement, dans la tradition sakyapa, cette dernière initiation ne peut être donnée qu’à vingt-cinq disciples à la fois. Même si un nombre beaucoup plus important de disciples est réuni, l’initiation ne peut être donnée qu’à vingt-cinq d’entre eux. S’il y a par exemple cent personnes, l’initiation devra être renouvelée quatre fois de suite. Je pense que c’est une très bonne tradition. Mais avec le Kalachakra, il n’y a aucune restriction.
Le mandala de Kalachakra est d’une certaine façon associé au royaume, à la communauté, à la société. De même, bien qu’on ignore où se trouve Shambhala, ce lieu semble néanmoins exister. Même si, actuellement, les gens ne peuvent le voir ou communiquer avec lui par des moyens ordinaires, il devient clair au bout d’un moment que cela est possible. Selon les Ecritures, Shambhala va un jour entrer en contact avec notre monde. En bref, le mandala de Kalachakra n’est pas un mandala comme les autres.
D’autres pratiques tantriques sont en rapport avec la personne, mais le Kalachakra semble lié à la communauté, à la société dans son ensemble. C’est peut-être pour cela qu’il y a moins de restrictions lorsqu’un lama donne l’initiation de Kalachakra. Car, même si le disciple n’y est pas pleinement préparé, un lien aura été créé par cette initiation, de sorte que, plus tard, lorsque Shambhala entrera en interaction avec la communauté mondiale, il y aura peut-être un effet positif.
Extrait du livre L’Esprit de Bodhgaya, Paris, Ramsay 1999